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Auteur :
Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 26/06/2012
Auteur :
Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 01/06/2012
Auteur :
Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 15/05/2012
Auteur :
Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 11/04/2012
Auteur :
Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 06/04/2012
Auteur :
Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 05/04/2012
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Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 04/04/2012
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Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 04/04/2012
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Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 04/04/2012
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Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 08/11/2011
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Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 03/11/2011
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Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 01/11/2011
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Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 13/10/2011
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Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 25/09/2011
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Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 13/09/2011
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Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 07/09/2011
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Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 26/07/2011
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Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 26/07/2011
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Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 26/07/2011
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Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 26/07/2011
Auteur :
Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 26/07/2011
Auteur :
Jean-Olivier ALLEGRE
Publié le 26/07/2011
Auteur :
Jean-Olivier ALLEGRE

La cime et les racines

Temps de lecture estimé: 
3 minutes

« La tempête ne peut rien contre l’arbre dont la cime est flexible et dont les racines sont profondes ».

 

C’est à partir de cet aphorisme que nous avons décidé de faire le lien entre la fin de 2017 et l’année 2018.

Etrange façon d’apporter ses vœux que de parler de tempête. Chacun sait que notre monde dit post moderne veut de la positivité à tout prix, de l’optimisme, fut-il béat et benêt… Alors, parler de « tempête » ?... Quelle touche de négativité dans le paradis étincelant qu’est la vie en entreprise, et même la vie tout court… Ou au contraire, revenir au réel, à l’existence réelle des personnes et non au phantasme… Car, ces dernières années, nous avons vu des tempêtes sur les entreprises et sur les humains qui les composent. De manière assez étonnante, même quand les carnets de commande étaient pleins, remplis jusqu’à plus soif… Quiconque ne sait pas manœuvrer dans les tempêtes n’a pas d’avenir. Et quiconque n’a pas traversé de tempête, ne connaît que peu de choses de la vie.

 

Mais, évacuons la tempête, car, finalement, peu importe les tempêtes (sociales, économiques, relationnelles, etc…), ce qui importe c’est soi… Comme l’arbre, soi qui est entre la cime et les racines, et qui est aussi la cime et les racines…

 

La cime… Nos aspirations les plus hautes, celles qui nous guident dans nos existences au quotidien. Nos aspirations qui orientent nos choix, nos actions, nos existences. Nos aspirations sont nos motivations si… Si nous avons une idée de ce qui nous aspire, ce que nous recherchons au plus profond de nous pour nous élever vers les hauteurs les plus belles. Hélas, ici, que de fois sommes-nous en panne d’aspiration, d’inspiration, de motivation. Que n’avons-nous entendu dans les dernières années ce soupir interrogatif : « mais au fond, qu’est-ce que je veux ? quelles sont mes vraies aspirations ? qu’est-ce qui donne vraiment un sens à mon existence ? ». C’est ici que les consultants que nous sommes s’effacent pour nous faire revenir à notre simple humanité, en toute modestie… Nous n’avons pas les réponses aux questions fondamentales de nos interlocuteurs (le contraire serait terrifiant d’ailleurs, car nous deviendrions des sortes de « gourous ») ; par contre nous pouvons permettre aux personnes en panne d’aspiration de tenter des voies, des chemins, de faire des essais, de se réorienter… Et c’est certainement la plus belle partie de notre métier qui n’en est pas un tant il est plus que cela… Mais la cime est importante pour chacun de nous, et perdre la cime c’est perdre la tête et l’orientation, ce qui, à titre individuel et collectif est toujours… inquiétant…

 

Les racines… notre identité, notre culture, qu’elles soient individuelles ou collectives. Dans quelle histoire (partagée) mon existence plonge t-elle profondément ? Les réflexions sur les identités personnelles ou les cultures collectives se sont multipliées elles aussi dans les dernières années de notre activité. Nombreuses sont les entreprises, les équipes, les services à s’être posées cette question aussi banale que fondatrice : « qui sommes-nous ? qu’est-ce qui nous rassemble ? Au-delà du superficiel ? ». La question de la culture est fondamentale : comment savoir où aller si l’on ne sait ni qui l’on est ni d’où l’on vient ? Sans savoir de quelle histoire on participe (activement ou passivement, volontairement ou non). Ne pas avoir de racines est ici, aussi, inquiétant

 

La cime flexible et les racines profondes… Il est toujours intéressant dans les images de placer une pointe de dynamisme, de mobilité pour stimuler nos imaginaires et notre motivation. Une image immobile donne peu à penser, mais poser une tension dans le tronc de l’arbre de nos existences entre notre cime et nos racines, voilà qui est stimulant, surtout si l’on sait que c’est de cette opposition créatrice, de cette complémentarité entre un tronc, des racines et une cime (et je ne parle pas des multiples branches…) que se jouera notre capacité (ou non) à passer la tempête… Passer la tempête et après… les deux moments sont aussi importants, car si l’on peut trouver des ressources à la survie (passer la tempête) il est encore plus important d’en trouver pour savoir ce que l’on fera après la tempête.

Dissocier, c’est orienter son chemin vers l’échec… Tous les artistes et acrobates qui se jouent des complexités le savent si bien… Dissocier, c’est faire œuvre de mort. Jouer dans la tempête avec des opposés complémentaires, par contre, voilà qui permet de passer de (très) nombreuses tempêtes ainsi que les moments de beau temps qui viennent après… Ne dissociez pas vos racines de votre cime ni de votre tronc, ne dissociez pas non plus la tempête et le beau temps…

 

2018, nouvelle année, bonne année ! Vraiment ? qu’en savons-nous ? Chaque nouvelle année est un pari, car nul ne sait (ah les bonimenteurs) de quoi sera fait cette « nouvelle » année… Pas même sûr qu’elle soit si nouvelle que cela… Car le seul changement du 31 décembre au 1er janvier déclencherait un changement ? Allons bon… nous ne sommes plus des enfants… La nouvelle année n’a rien de nouveau si je ne suis rien de nouveau ! Nous pouvons courir au bout du monde dans l’espoir que tout change ; mais si, dans nos bagages (ou notre absence de bagages) nous nous emmenons nous-mêmes, avec nos anciennes visions, nos anciennes valeurs, nos peurs, etc… Nous remarquerons rapidement qu’au bout du monde et aux confins de l’Univers, tout cela est « encore » pareil… Normal, nous avons changé de paysage mais pas de regard sur les paysages

 

Nous ne disons pas qu’il faille changer d’ailleurs… On ne change jamais tout d’ailleurs, sauf dans les contes et mythologies managériales pour petits enfants qui oublient un détail minuscule mais explosif : le changement n’est qu’une transition entre des habitudes passées et de nouvelles habitudes… Les charlatans et VRP du changement commenceront toujours par s’exclamer : « les habitudes, c’est mauvais ! » Ne les écoutons pas, nous qui savons vivre et agir dans les complexités. Nous savons que les habitudes sont ambivalentes, porteuses de négatif ET de positif. Du négatif bien sûr dans la routine et l’incapacité à s’adapter à ce qui va advenir (entre autre), mais aussi du positif : car la performance réclame précisément des habitudes qui permettent d’aller plus vite, plus facilement (entre autre là aussi)… Autrement dit le changement n’est pas l’ennemi des habitudes et vice versa : une fois encore, chaque terme de l’équation se nourrit et s’oppose à l’autre.

 

Si 2018 à quelque chose de « nouveau », si 2018 porte en elle quelque chose de nouveau, que ce soit précisément notre capacité à sortir des dissociassions appauvrissantes et mortifères et notre habileté à jouer avec l’extrême richesse et variété de ce qui nous entoure. Que 2018 nous redonne la capacité à prendre du plaisir à ces jeux complexes de complémentarités et d’oppositions créatrices ! Vous le savez, les racines, le tronc et la cime se développent en même temps, simultanément, et il en va de même de nos existences et de toutes ses modalités. C’est ici également une grande leçon de la capacité de savoir vivre et agir dans les changements et les complexités : tout se passe en même temps, tout change en même temps, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur… Et il n’est rien d’inquiétant à cela, même si (ou quand) cela nous dépasse. Ce n’est pas parce que je suis dépassé que je dois avoir peur : il nous faut savoir aller au-delà de nos peurs.

 

Aller au-delà de nos peurs ? Oui, bien sûr, car nos peurs disent (aussi) un peu de qui nous sommes. Et nous conclurons ces vœux par cette remarque qui bouclera notre réflexion sur les racines et la cime : Si nous avons peur, c’est que nous ne savons pas encore (vraiment) qui nous sommes. Or, n’est-ce pas là la seule et véritable question qui devrait nous préoccuper et que nous laissons trop souvent sous le boisseau : « qui suis-je » ? Autrement dit, qu’est-ce qu’être un humain, comment réaliser mon humanité (dans mes racines et ma cime sans oublier le tronc et les branches) ?

 

Bonne et belle humanité pour 2018 !

Bonnes et belles libertés pour 2018 !

Puissiez-vous trouver ce qui a le plus de valeur pour vous !

 

Au plaisir de vous retrouver bientôt !

 

Sophie Girard & Jean-Olivier Allègre 

 
Tags: 
complexité
changement